-Il respire encore ?
- Oui docteur, il a perdu beaucoup de sang, mais il a l'air de lutter pour sa vie.
- J'espère qu'il va continuer, conduisez-le au bloc opératoire.
-Tout de suite docteur.
Allonger sur une civière, un jeune garçon couvert de blessure luttait pour sa vie. Celui-ci alternait entre divers états de conscience, cette attitude témoignant de la gravité de son état de santé. Les aides-soignants qui essayaient de le stabiliser le faisait sans vraiment avoir l'espoir qu'il passerait la nuit mais par devoir professionnelle ils se devait d'essayer de lui sauver la vie. À la surprise générale du corps hospitalier, cet enfant destiné à pourrir avait miraculeusement survécu. "C'est un miracle" dit l'une des infirmières, ces mots lui valurent des regards sombres de la part de ses collègues.
Quelques jours plus tard, le jeune garçon miraculé de 10 ans se remettait peu à peu de ses blessures. Ce qui veut dire qu’il était encore hospitalisé, à cause de la nature de son accident, le jeune garçon reçu une visite spéciale. Il s’agissait d’un inspecteur de police et d’une psychiatre pour mineur
— Bonjour, mon garçon. Je me présente : Jin Osaka. Et toi ?
— Bonjour, monsieur. Je m'appelle Deepher !
— Deepher, on t’a déjà dit que tu as de magnifiques yeux verts ?
— Oui, souvent. Merci pour le compliment !
— Ils me font penser à des émeraudes. Bref, je suis là pour parler de ce qui t’est arrivé.
— Ah, d’accord, je comprends.
— Tu peux me raconter ce qui s’est passé cette nuit ?
— Quelque chose a attaqué ma famille et moi... Il a tué mes parents.
— Quelque chose ?
— Oui, ce n’était pas un humain. Il en avait juste l’apparence.
— Je ne comprends pas bien ce que tu veux dire ?
— C’était un monstre…
À peine Deepher avait-il prononcé le mot monstre qu’il fut interrompu par la psychiatre, qui s’empressa de donner son avis :
— Comprenez, inspecteur, que le mot monstre est simplement une manière pour lui de désigner l'individu qui a attaqué sa famille.
— Oui, j'avais compris, madame, répliqua Jin d'un ton sec.
— Non, vous ne comprenez pas, ce n’était pas un humain ! Cette chose n’était pas humaine ! Elle a même bu leur sang.
— Écoute, Deepher, le traumatisme que tu ressens est normal. Il peut te faire voir les choses autrement, te pousser à exagérer. Mais tu dois comprendre une chose : les monstres n’existent pas. Celui qui a fait ça à ta famille n’est qu’un tueur, un psychopathe, rien de plus.
Le policier poursuivit avec une série de questions, cherchant à recueillir tous les détails dont Deepher pouvait se souvenir. Une fois son interrogatoire terminé, ce fut au tour de la psychiatre d’intervenir pour évaluer son état psychologique.
Malgré le drame qu’il avait vécu, le garçon paraissait étonnamment calme. Cela troubla la psychiatre, bien qu’elle sache d’expérience que certains enfants refoulent leurs émotions après un choc. Les tests qu’elle lui fit passer confirmèrent néanmoins un état émotionnel stable.
Lorsque l’entretien fut terminé, Jin et la psychiatre quittèrent la chambre, laissant Deepher se reposer. Dans les couloirs, ils échangèrent leurs impressions sur ce cas particulier.
— Que pensez-vous de ce gamin, docteur ? demanda Jin, visiblement intrigué.
— Il me laisse perplexe, avoua-t-elle. Pour un enfant de 10 ans, il est rare de ne pas détecter de signes de traumatisme.
— Hm… Après tout, c’est le seul à avoir jamais échappé à l’Écorcheur. Il doit être spécial.
— Spécial ? Je ne dirais pas ça. Il a simplement eu beaucoup de chance.
Seul dans sa chambre, Deepher sentit le poids du silence s’abattre sur lui. Ce silence, il n’y était pas habitué. Sa maison, autrefois pleine de rires et de discussions, lui manquait cruellement. En fixant le plafond, il se remémora des souvenirs heureux, des éclats de rire, des instants de complicité partagés avec ses parents. Cette réalité nouvelle, ce vide immense, le ramenèrent à une mélancolie qu’il peinait à contenir.
Mais qui pouvait lui en vouloir ? Qui pouvait reprocher à un garçon de 10 ans de pleurer sa famille ?
De sa fenêtre, il apercevait la cour de l’hôpital, où des enfants plus jeunes que lui jouaient innocemment, leurs rires s’élevant comme une mélodie. Cette vue fit naître un sourire fugace sur ses lèvres. Mais ce sourire disparut aussi vite qu’il était apparu.
Plus il les regardait, plus une idée sombre se frayait un chemin dans son esprit : la vengeance.
Ce serait son moteur, son but ultime. Il se le promit : il retrouverait le monstre responsable de son malheur, il le ferait payer au centuple. À cet instant, cet enfant pourtant si mignon arborait un visage sinistre, capable d’effrayer même la créature la plus cruelle.
N'ayant plus de parents pour s'occuper de lui, Deepher fut envoyé dans un orphelinat. Doté d’une certaine beauté, il aurait dû retrouver une nouvelle famille. Mais à chaque fois que son histoire était racontée, les candidats à l’adoption se détournaient, effrayés. Un enfant ayant vu sa famille massacrée par un malade avait de fortes chances d’être marqué à vie par un traumatisme psychologique. De plus, Deepher ne faisait jamais bonne impression. Il arborait un air blasé et un regard absent, comme s’il était constamment perdu dans ses pensées.
Au fil des années, le petit garçon devint peu à peu un homme. Aucun foyer ne voulut de lui, et il grandit dans la solitude. Cette absence d’amour et de famille affecta profondément sa personnalité, faisant de lui un introverti. Cependant, il n'était pas timide. Quand il le fallait, il s’exprimait sans retenue, avec une franchise brutale.
À 18 ans, comme le veut la loi, Deepher quitta l’orphelinat. Cette transition ne fut pas difficile pour lui. Après tout, il n’avait jamais considéré cet établissement comme une maison, contrairement à d'autres enfants. Pendant toutes ces années, sa haine envers l'Écorcheur n’avait cessé de grandir. Sa majorité marquait le début officiel de sa quête de vengeance. Il allait enfin pouvoir traquer librement celui qui était responsable de ses souffrances, et il n’avait attendu que cela pendant ces huit dernières années.
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Officiellement, qui est l'Écorcheur ? C’est un sadique qui tue ses victimes en les vidant de leur sang, chaque attaque étant marquée par une brutalité extrême. Il est également connu pour enlever les enfants de ses victimes, mais ces derniers ne sont jamais retrouvés, pas même leurs corps. Pour une raison encore inconnue, ce tueur en série n’a pas enlevé Deepher, se contentant de lui laisser la vie sauve. Cette exception fit de Deepher une célébrité, et les médias le surnommèrent le « rescapé de Toulon ». Ce qui étonnait encore plus, c’était le fait que Deepher fût sa dernière victime connue. Après cela, l’Écorcheur disparut sans laisser de trace.
Peu après sa disparition, la police interrompit brusquement l'enquête. Huit ans plus tard, ce tueur en série était devenu une légende urbaine, un nom évoqué pour effrayer les enfants imprudents. Et pour cause : dès qu’il s’éclipsa, le nombre d'enfants disparus augmenta de manière inquiétante. Coïncidence ?
Pas pour Deepher, en tout cas. Lui était convaincu que les disparitions d'enfants étaient directement liées à l’Écorcheur. Ce tueur en série, lorsqu’il sévissait encore, semblait avoir une préférence macabre pour les enfants de 6 à 15 ans. Et, après sa disparition soudaine, ce sont précisément ces mêmes enfants qui continuaient de disparaître. Pour Deepher, ce n'était pas un simple hasard.
Le nombre croissant d'enfants disparus, leur disparition aléatoire et l'absence totale de pistes avaient poussé Deepher à émettre une hypothèse de plus en plus concrète : ces enfants étaient les victimes d’un vaste trafic, et il n’avait aucun doute que l’Écorcheur y était lié. Cela pouvait paraître flou, mais c’était la seule piste sur laquelle il pouvait s'appuyer. En réalité, la police n’avait jamais trouvé de preuves solides pouvant aider à identifier ce tueur en série. C’est pourquoi, pour Deepher, enquêter sur les enfants disparus devenait le seul moyen de collecter des informations sur l'assassin de ses parents.
Mais avant de se lancer dans ses recherches, Deepher avait une priorité plus immédiate : se trouver un toit où vivre. Dans une mégalopole dominée par le capitalisme sauvage, trouver un logement décent ne serait pas une mince affaire.
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« Orio », l'une des douze grandes villes de l’empire, comptait une population d'environ 50 millions d’habitants. Elle était divisée en quatre districts, dont le quatrième était considéré comme le plus misérable. C’est là que Deepher, n'ayant pas les moyens de s’offrir mieux, parvint à trouver un logement.
Après la Grande Guerre du contrôle, une organisation puissante, dirigée par quelques familles, s'était fixée pour objectif d’unifier l’humanité sous une seule bannière. Grâce à cette initiative, l’Empire Monde (E.M.) vit le jour. Après plusieurs années de luttes impitoyables, ces familles réalisèrent leur rêve : créer un peuple uni sous leur autorité. Mais, malgré cette "victoire", l'humanité demeura inchangée. Le désir de dominer l'autre était toujours aussi fort, et les défauts qui définissent l'homme – la cupidité, la cruauté, l’égoïsme – restaient omniprésents, même dans l'E.M. Les inégalités sociales n’avaient jamais disparu.
Depuis les premières sociétés humaines, les écarts de richesse avaient toujours existé, engendrant des frustrations profondes. L'Empire en avait conscience et réagissait de manière brutale, éliminant toute menace à son pouvoir. Les mouvements anarchistes, tout comme les groupes religieux, étaient les premiers à être réprimés. Il était strictement interdit de pratiquer une religion ou de critiquer publiquement le régime. Cette politique, bien qu’implacable, visait à maintenir un contrôle absolu et prévenir toute forme de rébellion, car même la plus infime remise en question de l’autorité des familles dirigeantes risquait de déstabiliser l'Empire.
En dépit de ce que l’on pourrait penser, cette politique de censure n’est pas l’œuvre d’un groupe de personnes, mais d’une intelligence artificielle. Elle s’appelle « LIAS », et c’est elle la véritable régente, le cerveau derrière l’Empire Monde. Les grandes familles constituent uniquement un grand conseil ce ne sont que ses bras, ceux qui veillent à ce que ses volontés soient exécutées.
Bien que l’Empire prône sans cesse la paix, la réalité quotidienne est bien différente. Vivre au sein de l'E.M. est un combat permanent. Et, dès son plus jeune âge, Deepher, comme des millions d’autres, a eu le malheur d’en faire l’expérience.
Ainsi, comme mentionné précédemment, Deepher avait trouvé un logement. Mais, avec son budget limité, il n’avait eu d’autre choix que de s’installer dans un immeuble vétuste. Cependant, même si le bâtiment semblait peu accueillant, ses occupants, eux, semblaient bien plus amicaux et chaleureux. Alors qu’il s’apprêtait à rejoindre son nouveau domicile, Deepher croisa la route d’une jeune femme bien singulière dans l’ascenseur :
Salut ! Tu es nouveau ici, non ? C’est la première fois que je te vois dans cet immeuble !
En effet, je viens tout juste d’arriver.
Cool ! Je m’appelle Elizabeth, mais mes amis m’appellent Elzy. J’habite dans l’appartement 4B !
Moi, c’est Deepher, appartement 5D...
Oh, je suis sûre qu’on te le dit souvent, mais tu as vraiment de magnifiques yeux ! Ils sont verts, comme des émeraudes. Ce n’est pas très commun !
Oui, on me le dit souvent. Merci, c’est gentil.
D'accord, Deepher. Comme tu es nouveau dans le coin, ça te dirait de faire une petite promenade ensemble ? Je pourrais te montrer les bons endroits à connaître !
Hum…
Oh, désolée, je suis impolie, peut-être que tu es occupé !
Non, t'inquiète, c’est juste que c’était un peu soudain, je ne m’y attendais pas !
On me dit souvent que je suis trop directe… Désolée.
Et ils ont totalement raison ! Mais ça ne me dérange pas de faire un tour.
Parfait ! Alors, accroche-toi, tu as les meilleur guide de l’Empire avec toi !
Ainsi commença une agréable promenade entre les deux jeunes gens dans le quartier d'Harlan. C’était ainsi que la zone était nommée. D’après ce que Deepher put observer, Elzy semblait être un membre respecté et apprécié de la communauté. Chaque endroit qu’elle lui montrait paraissait être une seconde maison pour elle.
C'était une jeune femme pleine de vie, ce qui se ressentait dans sa manière de parler sans cesse. Elle avait toujours quelque chose à dire. Pourtant, malgré son bavardage constant, elle n'était jamais agaçante ; au contraire, sa compagnie rendait les moments plus agréables. Cependant, derrière ce visage constamment souriant, Deepher pouvait détecter un mal-être qu'il connaissait que trop bien.
Elizabeth Cruz, 23 ans, vivait seule avec son petit frère et sa sœur. Après la mort de leurs parents, elle n'avait eu d'autre choix que de prendre en charge la famille. Malgré les nombreuses difficultés qu'elle affrontait au quotidien, elle débordait d'amour pour ses proches. Son mantra était : "Souris à la vie, et elle te sourira en retour." Cette idée l'aidait à rester optimiste, même dans les moments les plus durs.
À la fin de leur promenade, de retour chez elle, Elzy présenta ses deux adorables frères à Deepher : Rico, 9 ans, et Maria, 7 ans. Ces deux enfants ressemblaient beaucoup à leur grande sœur. Surtout Rico, qui souffrait de complications cardiaques, mais qui refusait de se laisser limiter par son handicap. Malgré les avertissements de ses sœurs, il était toujours en mouvement, incapable de supporter l'inaction. Bien qu'ils n'aient pas grand-chose, la famille d'Elzy semblait épanouie. Rien que le fait de savoir qu'ils étaient là les uns pour les autres suffisait à les combler. En voyant cette ambiance chaleureuse, Deepher s'en voulut de ressentir de l'envie. Elzy possédait ce qu'il n'avait plus : une famille. Et son bonheur renforçait encore sa rage envers l’écorcheur.
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Elle n'osait pas lui avouer, mais grâce à sa rencontre avec Deepher, Elzy avait temporairement oublié les soucis qui la rongeaient. Son petit frère vif d'esprit l'avait remarquée :
Tu sembles plus souriante aujourd'hui.
Je suis toujours souriante, qu’est-ce que tu racontes ?
Non, non, aujourd’hui c’est différent. Je suis sûr que c’est à cause de Deep. J'avoue, il est beau gosse !
Arrête de dire des bêtises et va prendre tes pilules !
Oui, cheffe, tout de suite ! répondit Rico en rigolant.
Je dois aller bosser. Veille bien sur Maria et ne dormez pas trop tard !
OK, tu peux compter sur moi.
Pour payer les médicaments de son frère, qui étaient assez chers, Elzy devait cumuler plusieurs boulots. Elle travaillait notamment comme hôtesse dans un night-club prisé du district 4. De tous ses emplois, c’était celui qui payait le mieux. En fait, ce sont surtout les pourboires des clients qui rapportaient le plus, surtout pour une jolie fille comme elle. Cet argent aurait été suffisant à une époque pour couvrir les médicaments de Rico, mais hélas, la santé fragile du petit garçon s'était récemment détériorée. À ce stade, même les simples traitements ne suffisaient plus. Rico avait besoin d'une transplantation cardiaque. Mais, comme vous pouvez l'imaginer, ce n'était pas gratuit. Alors, Elzy s'épuisait à multiplier les heures de travail pour rassembler l'argent nécessaire à l'opération de son petit frère. Malgré tous ses efforts, le temps jouait contre elle, car à tout moment, le cœur de Rico pouvait lâcher.
La gérante du night-club où Elzy travaillait avait entendu parler de la situation désespérée de la jeune femme. Dans un geste de « grande générosité », comme elle l’avait présenté, elle proposa son aide. Ainsi, Elzy fut convoquée dans le bureau de sa patronne :
Bonsoir, madame, vous m'avez fait appeler ?
Moya Krasivaya ! Oui, viens, assieds-toi. J'ai quelque chose à te dire.
D'accord... J'espère que je n'ai pas fait quelque chose de mal. J'aime travailler dans ce club.
Ah, tu aimes surtout l'argent que tu gagnes ici, non ?
Oui, vous avez raison, désolée...
Ne t'excuse pas. J'aime les filles qui ont de l'assurance. Mais si je t'ai fait venir, c'est pour te proposer quelque chose.
Quoi donc ?
J'ai entendu dire que ton petit frère était très malade et qu'il avait besoin d'un nouveau cœur.
Oui, c’est le cas, mais comment l'avez-vous su ?
Je suis la maîtresse de ce club, lyubimaya, rien ne m'échappe.
Je comprends...
Je peux te proposer un autre boulot qui te rapportera cinq fois plus que ce que tu gagnes actuellement.
Cinq fois plus ?
Avec ce job, tu pourras financer l'opération de ton frère plus vite que prévu.
Je ne sais même pas de quoi il s'agit... et si je ne suis pas qualifiée ?
Tu es jolie, c’est la seule compétence dont tu auras besoin.
Après une longue conversation, trente minutes passèrent avant qu'Elzy ne sorte enfin du bureau de la gérante, une enveloppe en main. Elle semblait désemparée par l'entrevue qu'elle venait de vivre. Ce soir-là , contrairement aux autres, elle semblait plus pensive que d'habitude pendant son service.
Son travail se terminait au petit matin, et c’est à ce moment-là qu'elle fit une rencontre inattendue en rentrant chez elle. Par un heureux hasard, Elzy croisa Deepher. Il semblait être en train de faire un footing matinal. En la voyant, il s'arrêta naturellement et s'approcha d'elle :
Elizabeth ! Que fais-tu dehors à cette heure ?
Je travaille, dans un night-club. C’est généralement à cette heure que je termine mon service. Mais toi, je vois que tu cours ! Beau gosse et sportif, attention, tu risques de me faire craquer !
Je comprends mieux. Mais pour une femme, se balader seule à une heure pareille, c’est un peu imprudent.
Si tu t’inquiètes tant pour moi, accompagne-moi jusqu’à la résidence !
Deepher n’hésita pas une seconde et accepta d’escorter Elizabeth, comme elle le lui avait demandé. Elle était plus silencieuse que tout à l’heure, et Deepher le remarqua. Mais il préféra ne pas insister, laissant un espace de calme entre eux. Arrivés devant le hall de l’immeuble, Deepher jugea qu’il avait joué son rôle avec succès et qu'il pouvait enfin reprendre son footing. Mais avant qu’il ne parte, elle lui posa une question lourde de sens :
Si pour sauver quelqu’un que tu aimes, on te demandait de vendre ton âme au diable, accepterais-tu ce pacte ?
Oui, sans hésiter une seconde !
Voyant qu’il était plus que sérieux, Elizabeth esquissa un léger sourire avant de lui dire :
Merci pour ta franchise, Deep.